Être disciplinée pour se sentir libre ❤️


Toutes les conditions sont réunies pour que ce courrier ne te parvienne pas…et pourtant!

Aujourd’hui, je t’écris assise sur une chaise bancale, depuis une pièce poussiéreuse aux murs décrépis. Les membres de ma famille s’affairent à préparer la fête de ce soir. Les enfants vont et viennent emportant sur leur passage mes idées de contenus. Rien n’est propice à la concentration nécessaire à la rédaction. Et pourtant, au milieu de ce joyeux chaos, je suis au rendez-vous.

Ce rendez-vous, engagement pris avec moi-même, est bien plus important que “l’envie” ou “la motivation”.

👉 Comme je le dis souvent à mes coachés : tu n’as pas besoin d’être motivée pour passer à l’action.

L’auto-discipline est une compétence vraiment utile pour atteindre n’importe quel objectif… en particulier ce concours.

Et c’est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.😉


Discipline ≠ Punition

Le problème, c’est que le mot “discipline” a des connotations négatives. Peut-être liées à nos souvenirs d’enfance, on l’associe à une punition.

Pour moi, c’est tout le contraire.❗❗❗

La discipline est synonyme de liberté.

Je sais que quoi qu’il arrive, je peux compter sur moi. Je peux me faire confiance pour respecter mon planning. Et paradoxalement, c’est précisément cela qui me permet de profiter pleinement de mon temps libre, sans culpabilité.


Être disciplinée, c’est être libéré.e d’une grande partie de sa charge mentale.
Et je t’assure qu’on se sent beaucoup plus léger.e ainsi.🌬️


👉 La bonne nouvelle, c’est que ça s’apprend!

C’est en pesant mes mots que j’utilise le terme de compétence et non celui de qualité. Je crois profondément que n’importe qui peut devenir discipliné.e à condition d’avoir les bons outils.

C’est d’ailleurs une excellente nouvelle, car la discipline crée une régularité sur laquelle on peut s’appuyer pour se projeter dans le temps. Contrairement à la motivation qui, elle, est souvent fluctuante et fugace.


C’est facile d’être motivée au début.
Le projet est enthousiasmant. On sait intellectuellement qu’il y aura des passages difficiles mais l’élan du départ nous gonfle de courage.


C’est beaucoup plus difficile de se reposer uniquement sur la motivation lorsqu’au mois de novembre le temps et le moral virent au gris 🌧️

👉 Et c’est précisément là que beaucoup abandonnent.

  • Pas parce qu’ils ne sont pas capables.
  • Pas parce qu’ils ne sont “pas faits pour ça”.
  • Mais parce qu’ils attendent d’avoir envie pour agir.

Or, l’envie est une émotion.
Et les émotions… ça bouge tout le temps.

Il y a des jours où tu vas te sentir invincible.
Tu vas faire des fiches, des thèmes, écouter un podcast sur Shakespeare en préparant le dîner et même envisager de “prendre un peu d’avance” sur ton planning 😂

Et puis il y a les autres jours.

  • Les jours où ton cerveau ressemble à un navigateur internet avec 48 onglets ouverts.
  • Les jours où tu relis trois fois la même phrase sans la comprendre.
  • Les jours où tu te demandes sincèrement ce que tu fais là.

Bref.

La vraie question n’est donc pas :

“Comment rester motivée toute l’année ?”


La vraie question c’est :

“Comment continuer même quand je ne le suis plus ?”


Et la réponse tient souvent dans des choses ridiculement simples.

  • Avoir un créneau fixe.
  • S’asseoir quand même.
  • Faire une version imparfaite.
  • Relire seulement deux pages.
  • Faire une mini séance au lieu de tout annuler.

Je le dis souvent : il faut arrêter de penser en mode fusée 🚀

La fusée impressionne parce qu’elle décolle vite… mais elle brûle énormément d’énergie.

Moi, je crois davantage au tracteur 🚜

  • Pas très sexy.
  • Pas très impressionnant.
  • Mais incroyablement fiable.

Il avance lentement, parfois dans la boue, parfois sous la pluie… mais il avance.

Et honnêtement?
La préparation de l’agrégation ressemble beaucoup plus à ça.

Les candidats qui réussissent ne sont pas forcément ceux qui travaillent 12h par jour dans un enthousiasme mystique 😅

Ce sont souvent ceux qui ont appris à revenir à leur bureau même après une mauvaise journée. Même après une mauvaise note. Même après une semaine chaotique.

La discipline, ce n’est pas être dure avec soi-même.
C’est arrêter de négocier en permanence avec son cerveau.

Parce qu’à force de renégocier chaque séance…
“je commence dans 10 minutes”
“je le ferai demain”
“je suis trop fatiguée aujourd’hui”… on finit épuisé avant même d’avoir commencé.

La charge mentale vient aussi de là.

Décider une bonne fois pour toutes que “de 18h à 19h je travaille” libère une quantité d’énergie mentale énorme.

Évidemment, je ne te parle pas ici d’une discipline militaire ou toxique.
La vie reste la vie.

Il y a les enfants malades, les imprévus, les copies, les réunions interminables et les moments où dormir est clairement plus prioritaire que faire une dissertation sur Faulkner 😅

Mais justement.

La discipline intelligente, c’est savoir reprendre rapidement le fil au lieu de transformer chaque interruption en abandon définitif.

Et ça change tout ❤️

Parce qu’au bout de plusieurs mois, tu ne regardes plus seulement ce que tu as produit.
Tu regardes surtout la personne que tu es devenue.

Une personne capable de tenir ses engagements envers elle-même.
Une personne sur qui elle peut compter.

Et ça… ça dépasse largement le cadre du concours.

Sur ce, je vais essayer de sauver cette newsletter avant qu’un enfant ne renverse du jus de pomme sur mon clavier 😂

Marie

PS: Ce qu'il y a de bien quand je fais une pause dans mon boulot c'est que ça laisse de la place à de nouvelles idées pour germer. Alors, reste aux aguets car je prépare un nouvelle classe virtuelle 👀

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

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