STOP ou Encore ?


Que tu aies frôlé l’admission ou raté l’admissibilité, cette question te titille.
Est-ce que ça vaut le coup de s’y remettre ?

Et là… c’est l’embouteillage mental 🙃

Est-ce que j’en suis capable… mentalement, physiquement ?
Est-ce que c’est à ma portée ?
Est-ce que c’est le bon moment ?
Est-ce que je suis encore capable de faire des disserts ?
Est-ce que j’en ai envie ?
Est-ce que j’en ai le temps, les moyens, l’énergie ?????

Plus on se pose de questions, plus on s’éloigne de la réponse.

Aujourd’hui, j’aimerais t’aider à faire un recadrage qui me paraît essentiel avant de prendre ta décision. Parce qu’à mon sens, il y a plusieurs pensées limitantes auxquelles il faut tordre le cou.


Non, tu ne repars pas de zéro… même si le programme est entièrement renouvelé.

Comment peux-tu penser que c’est un retour à la case départ alors même que tu as compris que, dans ce concours, le fond et la forme sont indissociables ?

Le fond → c’est le programme.
La forme → c’est le moule.

👉 Et maintenant que tu as compris les attentes, tu as déjà fait une énorme partie du chemin.

Pour t’en rendre compte, fais un test très simple.
Rappelle-toi la première fois où tu as ouvert un rapport du jury. Ça y est, tu as l’image ? Tu te souviens à quel point tout ça paraissait obscur ? Ce mélange de jargon, d’injonctions stratosphériques et de méta-langue imbuvable 😂

Maintenant, prends un rapport. N’importe lequel.
Et commence à le lire.

Tout te parle.

Tu as construit, sans même t’en rendre compte, une sorte de tableau d’équivalences entre les attentes officielles des RDJ et la réalité du terrain.

Quand tu lis :
“Une connaissance fine des civilisations et des cultures du monde anglophone sous tous leurs aspects (histoire, géographie, politique, littérature, mythes, cinéma, arts plastiques, aspects de la vie quotidienne, etc.) est indispensable si l’on veut faire une lecture pertinente d’un document, au niveau explicite et implicite.”

…tu sais qu’il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre.

Tu sais faire la part des choses.

Parce qu’évidemment, le candidat décrit ici n’existe pas.
Sinon il serait déjà professeur à Oxford, chroniqueur sur Arte et probablement immortel 😅

Non, tu ne vas pas “remettre ça”.

Fort.e de ton expérience, tu ne vas pas faire les choses de la même manière.

La première fois, il faut tout défricher. Comprendre les règles implicites. Tester des méthodes. Faire des erreurs. Et honnêtement… ça demande une énergie folle.

Mais une fois cette phase de découverte passée, tout change.

Tu peux enfin établir une stratégie à partir de tes forces et de tes faiblesses au lieu d’avancer à l’aveugle.

  • Tu vas aller à l’essentiel au lieu d’essayer de TOUT lire et TOUT faire.
  • Tu vas te garder du temps pour prendre soin de toi afin de tenir sur la durée.
  • Tu vas apprendre à poser des limites et à dire non.B

ref.

u ne seras plus en mode survie permanente.

Si tu devais visualiser le parcours d’un agrégatif, imagine une échelle qui va de A à Z.
Honnêtement, tu es probablement quelque part entre M et Z.

Donc non… tu ne repars pas de A.

Et c’est précisément avec cet état d’esprit-là que tu peux trouver un second souffle. Voire un troisième, un quatrième… ou un Xième ❤️

Alors finalement, quelles sont les vraies questions utiles ?

À mes yeux, il n’y en a que deux.

👉 Quelles sont mes ressources ?
👉 Quelles sont mes raisons ?

Mes ressources

Mes ressources, ce sont : le temps, l’argent et l’énergie.

Et le plus important à comprendre, c’est que ces ressources sont communes à tous tes projets.
Chaque année, consciemment ou non, tu fais déjà des arbitrages dans leur utilisation.

La vraie question est donc assez simple :
Est-ce que tu veux allouer une grande partie de tes ressources à l’agrégation ?

Et si tu veux pousser la réflexion encore plus loin, tu peux même rendre cela tangible en les chiffrant.

  • Combien d’heures ?
  • Combien d’énergie mentale ?
  • Combien d’argent ?
  • Qu’est-ce que ça implique concrètement dans ta vie actuelle ?

Mes raisons

La deuxième question n’est pas moins importante.

  • Peut-être que tu t’es lancé.e dans l’agrégation “pour voir”.
  • Peut-être par défi.
  • Peut-être par obligation ressentie.

Mais personne n’est obligé d’avoir l’agrég.

Et je pense que c’est essentiel de comprendre pourquoi tu ressens ce besoin ou cette pression. Toutes les réponses sont valables.

Que ce soit par ambition, par sécurité, pour anticiper ta retraite, retrouver de la confiance, gagner en mobilité professionnelle ou simplement te prouver quelque chose à toi-même… tu as forcément tes raisons.

Et elles sont légitimes.

L’important, c’est surtout que cet objectif puisse te nourrir sur le long terme… même les jours où la motivation ne sera plus au rendez-vous.

Je pense que tu as maintenant toutes les cartes en main pour prendre ta décision 🃏

Et si tu as besoin d’un petit coup de pouce pour faire cet état des lieux, tu peux toujours prendre RDV sur mon calendrier* avant la fin du mois de moi. Dépêche-toi car en juin je vais à Dijon faire passer les oraux du CAPES et autant te dire qu'en fin de journée je n'ai plus de cerveau!

bonne semaine,

Marie

PS: Tu fais quoi cet été? Moi je passe des vacances studieuses 🤓

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

Read more from 🧑‍🎓 Marie MOTARD
Entre petits et gros bobos

⚠️ AVERTISSEMENT « nouveaux abonnés » : cette édition de Samedynamise contient plus de confidences sur mon parcours professionnel et personnel que de conseils avisés pour l’agreg. Ne m’en veux pas ! Je te promets de revenir au format habituel dès la semaine prochaine. Deux semaines sans toi... plusieurs raisons pour expliquer mon silence. Raison n°1️⃣: Dès la plénière de début de session du CAPES, le président du jury nous a formellement interdit de communiquer (même de manière insignifiante)...

Fin d'année sur les chapeaux de roue.

Pourquoi a-t-on toujours l’impression que cette fin d’année est pire que les autres ? La réponse est simple. Elle ne l’est pas 😅 Chaque année, vers le mois de juin, j’entends les mêmes phrases : “Je n’en peux plus.” “Cette année a été particulièrement difficile.” “Je suis plus fatiguée que d’habitude.” Et pour être honnête, je me fais exactement la même réflexion. Cette semaine encore, entre les oraux, les réunions, les étudiants, les coachings et les mille petites urgences du quotidien, je...

défi brutal

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu : « Il faut que je m’organise. » Mais derrière… rien. Même avec les meilleures intentions du monde, le passage à l’action reste laborieux tant qu’on n’a pas identifié précisément quel sera notre tout premier petit pas 👣 La semaine dernière, j’ai réalisé 13 bilans agrégation. 100 % des entretiens ont abouti à la même conclusion : il était grand temps de construire un vrai planning… pas une simple to-do list. (D’ailleurs, bravo à celles et...