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⚠️ AVERTISSEMENT « nouveaux abonnés » : cette édition de Samedynamise contient plus de confidences sur mon parcours professionnel et personnel que de conseils avisés pour l’agreg. Ne m’en veux pas ! Je te promets de revenir au format habituel dès la semaine prochaine. Deux semaines sans toi... plusieurs raisons pour expliquer mon silence. Raison n°1️⃣: Dès la plénière de début de session du CAPES, le président du jury nous a formellement interdit de communiquer (même de manière insignifiante) sur notre présence à Dijon en tant qu’examinateurs. Il me fallait donc attendre d’avoir terminé mes interrogations. Maintenant que c’est chose faite, je vais pouvoir te livrer mes impressions, sans trahir la confidentialité de certains aspects du concours. Raison n°2️⃣: J’ai été bien occupée par le défi que j’organisais pour les 285 candidats à l’agrégation. En toute humilité, on peut dire que ce fut un succès. Pas moins de 158 inscrits sont allés jusqu’au bout 👏👏👏. Raison n°3️⃣: J’ai aidé ma fabuleuse collègue de Lettres modernes, Magalie Guillaume (et son équipe), à peaufiner sa présentation pour le lancement d’Objectif Réussite +. Raison n°4️⃣ J’ai aussi fait un petit séjour aux urgences 🏥 qui a quelque peu bousculé mon planning éditorial. Je ne te cache pas que j’éprouve une certaine honte, car je me sens en partie responsable… ou plutôt irresponsable, en l’occurrence. Ma mauvaise gestion de la fatigue a sans doute joué un rôle dans cet accident domestique 🫣 Mais je suis contente de reprendre la plume et de te faire part de mes expériences, les bonnes comme les plus ardues. Un récit « sans filtre », comme j’aime le faire. L’aventure CAPES Ce qui est étonnant, c’est que malgré mon accident, j’ai préféré cette session à celle de l’an dernier. Un petit exercice d’introspection m’a permis d’en identifier les raisons. 👉 Mon intégration au sein du jury Cette année, je me suis mieux intégrée à l’équipe. Je suis quelqu’un de très ouvert mais pas du tout sociable 🫣. Ça peut paraître contradictoire. D’ailleurs, il m’a fallu de nombreuses séances chez le psy pour comprendre pourquoi j’avais très peu d’amis 😭… et maintenant, c’est ok ! À la différence de l’an dernier, j’étais membre d’une commission de barémage pour l’épreuve d’entretien. Sans entrer dans le détail de la répartition des tâches, cette mission m’a grandement aidée. J’ai pu tisser des liens au sein d’un petit groupe avant même l’arrivée du reste du jury. Ils vont sincèrement me manquer ❤️ 👉 La comparaison C’est très difficile de ne pas se comparer à ses pairs. Les candidats que je coache m’en parlent souvent. Ils ont toujours l’impression de ne pas faire le poids face aux collègues qu’ils fréquentent en formation académique. Ici, ce sont 120 professeurs d’anglais triés sur le volet et je peux t’assurer qu’il n’y a pas d’erreur de casting. Les profils des examinateurs sont aussi riches que variés. C’est à la fois inspirant ET impressionnant. Un exemple parmi tant d’autres : Je ne sais pas toi, mais moi, par principe, j’avais peur de mon inspecteur. Rien que le mot me faisait frissonner. Or, j’ai rencontré parmi mes collègues du CAPES des inspecteurs et inspectrices aussi professionnels qu’humains. Je pense notamment à Stéphanie, Agnès ou encore Alexandre (des amours 🫶🫶🫶). 👉 Les sujets de leçon Le CAPES, c’est ma remise à niveau annuelle. Tous les deux jours, on traite de manière pointue deux sujets issus de différentes aires géographiques du monde anglophone. Je vois vraiment ça comme un séjour linguistique pour experts. Cette gymnastique intellectuelle, doublée d’un bain culturel, est excellente pour garder un esprit aiguisé et renforcer mes compétences linguistiques. En bref, c’est stimulant intellectuellement, tout comme peut l’être la préparation de l’agrégation. L’accident / incident Malgré toutes ces « joyeuseries », c’est très énergivore d’être examinateur. D’une part, il faut rester hyper concentré sur les prestations des candidats. Peu importe la chaleur ou la fatigue, peu importe que ce soit le début ou la fin de la journée, voire de la session : chaque candidat a droit à la même qualité d’écoute. Cela se traduit par une forte pression exercée sur une longue période. Par ailleurs, il y a les présentations en plénière. Même quand on maîtrise son sujet et qu’on est bien préparé, c’est stressant de porter un sujet et de le présenter devant un auditoire ultra qualifié de 120 personnes, plus le Directoire. Comme tout un chacun, j’ai tendance à surestimer ce que je suis capable de faire en une journée. De ce fait, j’avais programmé des soutenances de stage sur mes pauses déjeuner, ainsi que la préparation et l’animation du Défi brutal en fin de journée, soit des journées non-stop de 6 h à 22 h. C’est marrant, dit comme ça, je vois tout de suite que ce n’était pas raisonnable. Mais sur le moment, je me suis dit : « Ça va être chaud, mais ça passe » 🤣🤣🤣 C’est sans doute pour toutes les raisons évoquées ci-dessus que j’ai fait un malaise vagal en me levant la nuit. Je me suis pris l’arête d’un mur et j’ai écopé de six points de suture (quatre sur l’arcade sourcilière et deux sur la lèvre). Plus de peur que de mal, mais je vais sans doute garder un petit souvenir de Dijon. Après trois jours de repos, j’ai fait le choix de revenir terminer ma session d’examen en espérant ne pas faire trop peur aux candidats avec mes balafres. Et je ne le regrette absolument pas. J’aime ce sentiment d’être allée au bout des choses. Que retenir de tout ça ? Pour toi, je ne sais pas… Tu me le diras par retour de mail, si tu le souhaites. Pour moi, j’en ressors grandie, nourrie, stimulée ET un peu fatiguée. Je suis reconnaissante à mon mari d’avoir pris le relais avec les enfants pour me permettre de vivre cette aventure. Je ne culpabilise pas d’avoir été centrée sur moi pendant trois semaines. Je reprends le cours normal de ma vie, là où je l’avais laissé, et je l’apprécie doublement grâce à cette parenthèse. La semaine prochaine, c’est promis, je reviendrai au format habituel, centré sur TOI et non sur MOI. D’ailleurs, dès lundi, je me plonge dans la préparation des Vacances Studieuses 2026 (si tu hésites encore, il ne reste que 2 places 😉). bonne semaine, Marie |
Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.
Tu penses peut-être qu’il existe un profil type de lauréat de l’agrégation. Quelqu’un qui a fait une classe préparatoire. Qui a commencé à travailler les œuvres dès leur publication. Qui dispose de journées entières pour réviser. Bref. Tout l’inverse de beaucoup d’entre nous. 😂 Puis j’ai discuté avec Salomé. Elle enseigne en collège. Elle est maman de trois enfants de 3, 5 et 6 ans. Elle n’a jamais fait de classe préparatoire. Au départ, elle avait même prévu de préparer l’agrégation… sur...
Trois tentatives. C’est ce qu’il aura fallu à Lucie pour décrocher l’agrégation. Mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas qu’elle ait persévéré. C’est ce qu’elle a décidé de faire… après avoir échoué de seulement 0,80 point. Parce que, soyons honnêtes. Quand on échoue d’aussi peu, notre premier réflexe est souvent de se dire : « Il faut que je travaille PLUS. » Plus de livres.Plus d’articles.Plus de fiches.Plus de citations. Lucie a fait exactement l’inverse. Et c’est probablement ce qui...
Il y a des candidats qui attendent “la bonne année”. L’année où les enfants seront plus grands.L’année où ils auront moins de copies.L’année où leur vie sera plus calme. Et puis il y a Morgane. Cette année-là, elle travaillait à 80 %, élevait ses enfants, devait gérer une séparation personnelle… et préparait l’agrégation interne de lettres modernes. Sur le papier, ce n’était clairement pas l’année idéale. Et pourtant… C’est cette année-là qu’elle a décroché le concours. ❤️ je regarde...