|
Tout le monde connaît l’adage : “Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin.” Et pourtant, cette phrase m’a toujours dérangée. Parce qu’elle nous pousse à penser en noir et blanc. Comme s’il fallait forcément choisir entre le collectif et la solitude. Entre le travail d’équipe et le fait de faire cavalier seul 🐎. Pendant longtemps, j’ai sincèrement cru que je n’étais pas faite pour travailler avec les autres 😢. Pour tout te dire, c’est même l’une des raisons qui m’a poussée à quitter le monde de l’entreprise. À l’époque, l’Éducation nationale représentait pour moi une forme de liberté absolue. Je fantasmais presque le métier. Je m’imaginais seule avec mes élèves, loin des open spaces, des réunions interminables et des remarques passives-agressives sur les horaires d’arrivée ou de départ. “Quand on est cadre, on fait ce qu’on veut.” En théorie. Parce qu’en pratique, partir avant 18h semblait relever de la faute morale. Je crois surtout que je ne trouvais pas ma place. Attention, je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais anticonformiste. J'ai toujours été "originale" mais à aucun moment de mon adolescence, je n’ai traversé de phase punk 👩🎤 ou gothique avec cheveux verts et chaînes métalliques non plus. Mais, entreprise, j’avais souvent eu l’impression d’être une erreur de casting. Je ne supportais pas le small talk à la machine à café. Et paradoxalement, ce n’était pas un problème de compétences. J’avais de l’autonomie. J’occupais même des postes de manager. Mais intérieurement, je résistais en permanence. Je dénigrais le monde qui m'entoure. Je passais mon temps à me dire que je n’adhérais pas aux valeurs de l’entreprise. Fatalement, cela se ressentait dans mon investissement, dans mon énergie… et probablement dans ma manière d’être avec les autres. Avec le recul, je comprends surtout une chose : on ne peut pas bien travailler en groupe quand on a le sentiment de ne pas partager un projet commun. Mon expérience en entreprise m’a laissé un goût amer. Je ne suis pas partie “au sommet de ma gloire”, mais plutôt par dépit. Et puis il y a eu le CAPES puis l’agrégation. Ou plus précisément : mes camarades de promo. Célia, Reka, Pauline, Yana, Mirto. Des personnalités très différentes. Des parcours différents. Des sensibilités différentes aussi. Mais nous avions un point commun immense : nous voulions réussir ce concours. C’est ce projet partagé qui nous a soudés. Et honnêtement, cela a complètement changé ma vision du travail collectif. Non seulement je n’aurais probablement jamais réussi seule, mais j’ai découvert quelque chose d’encore plus surprenant : je n’étais pas complètement associable. Le problème, c'était pas moi. Le problème, c’était pas “les autres” non plus. Le problème, c’était l’absence de sens commun ! 👉 Je crois aujourd’hui que le travail de groupe devient puissant lorsque chacun accepte d’abord de faire sa part du travail seul. C’est particulièrement vrai pour les préparations à l’oral. Les séances les plus utiles n’étaient pas celles où l’on arrivait les mains dans les poches pour “voir ensemble”. C’étaient celles où chacun avait préparé en amont. La rencontre ne servait pas à découvrir le sujet. Bref, le collectif ne remplaçait pas le travail individuel : il le prolongeait. Et je crois que c’est là toute la nuance. Le travail de groupe n’est pas un ascenseur. Personne ne peut monter à ta place pendant que tu restes immobile au rez-de-chaussée. Le travail de groupe ressemble davantage à un escalier 🪜. Chacun porte son poids. C'est cette philosophie que je m'efforce d'impulser dans les groupes de travail que j'encadre dans mon programme vacances studieuses. On peut former un binôme super efficace avec un collègue avec lequel.laquelle on n'aurait jamais sympathisé dans la vraie vie. Le tout c'est d'être dans le même état d'esprit et d'avoir les bonnes pratiques. 💡 À retenir : Le collectif ne fonctionne pas par magie. Il fonctionne quand des personnes autonomes décident de mettre leur énergie au service d’un objectif commun. Et, les meilleurs groupes sont souvent composés de personnes capables de travailler seules. bonne semaine, Marie |
Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.
Il y a des candidats qui attendent “la bonne année”. L’année où les enfants seront plus grands.L’année où ils auront moins de copies.L’année où leur vie sera plus calme. Et puis il y a Morgane. Cette année-là, elle travaillait à 80 %, élevait ses enfants, devait gérer une séparation personnelle… et préparait l’agrégation interne de lettres modernes. Sur le papier, ce n’était clairement pas l’année idéale. Et pourtant… C’est cette année-là qu’elle a décroché le concours. ❤️ je regarde...
Non, je ne me lasse pas d'interviewer des lauréats. Chaque fois, je découvre une façon unique de décrocher l'agrégation. Et, je suis persuadée qu'il y a autant de chemins que de lauréats. Aujourd'hui, laisse-toi inspirer par Laurie. Laurie vient de décrocher l’agrégation externe d’arts plastiques. Elle est infirmière libérale.Elle est maman de trois enfants.Et elle a préparé le concours en travaillant quasiment à temps plein. Autrement dit, elle ne cochait pas vraiment les cases de la...
Trois ans de préparation. Deux échecs. Une stratégie totalement revue. Et finalement : l'agrégation externe d'espagnol obtenue avec 10 points d'avance sur la barre d'admission. Aurore vient de décrocher son agrégation après un parcours semé d'embûches, de doutes et de remises en question. Dans cet entretien complètement improvisé, elle partage les erreurs qui l'ont fait chuter, les méthodes qui l'ont sauvée et les choix stratégiques qui ont fait toute la différence. Regarder la vidéo NB: Par...