Pourquoi cette fin d’année est-elle particulièrement difficile ? 😮‍💨


Pourquoi a-t-on toujours l’impression que cette fin d’année est pire que les autres ?

La réponse est simple.

Elle ne l’est pas 😅

Chaque année, vers le mois de juin, j’entends les mêmes phrases :

  • “Je n’en peux plus.”
  • “Cette année a été particulièrement difficile.”
  • “Je suis plus fatiguée que d’habitude.”

Et pour être honnête, je me fais exactement la même réflexion.

Cette semaine encore, entre les oraux, les réunions, les étudiants, les coachings et les mille petites urgences du quotidien, je me suis surprise à penser :

“Franchement, cette année est pire que les précédentes.”

Puis je me suis arrêtée.

Parce que j’ai déjà pensé ça l’an dernier.

Et probablement l’année d’avant aussi 😂

💡le biais d’émoussement affectif.

Notre cerveau nous joue un tour assez fascinant.

Avec le temps, nous avons tendance à oublier une partie de la charge émotionnelle associée aux expériences négatives.

Les psychologues appellent cela le biais d’émoussement affectif.

Autrement dit, nous nous souvenons que c’était difficile, mais nous oublions à quel point c’était difficile.

C’est pratique pour survivre.

Sinon personne ne referait jamais certains projets. Ni certains concours.... D'ailleurs, on arrêterait carrément de se reproduire si on se rappelait à quel point les nuits sans sommeil sont difficiles.

Résultat ?

Chaque nouvelle période de surcharge nous semble exceptionnelle. Comme si nous n’avions jamais été aussi débordés. Comme si cette fois-ci c’était vraiment le niveau supérieur.

Parfois c’est vrai.

Mais souvent, c’est simplement que nous avons oublié ce que nous avions traversé les années précédentes.

Bref.

Maintenant que j’ai cassé un peu le mythe de “l’année la plus difficile de l’histoire de l’humanité”, j’ai envie de te donner un conseil très concret.

Un conseil qui me semble d'une logique implacable mais que personne n'applique 😲


👉 Si tu veux gagner du temps, arrête d'en perdre !

Je sais.

C’est exactement le genre d’exercice qui donne envie de fermer immédiatement cette newsletter.

Pourtant, c’est probablement l’un des exercices les plus rentables que je connaisse.

Cette semaine, je repensais à un travail que j’avais fait faire à plusieurs candidats que j’accompagnais.Pendant trois jours, ils devaient chronométrer tout ce qu’ils faisaient.

T.O.U.T

  • Les révisions.
  • Les corrections.
  • Les réseaux sociaux.
  • Les mails.
  • Les pauses café.
  • Les discussions dans le couloir.
  • Les moments où ils regardaient le vide en se demandant par quoi commencer.


Au début, tout le monde déteste l’exercice... Puis les prises de conscience arrivent.

1️⃣ La première, c’est qu’il existe souvent des “poches de temps” invisibles.

Pas forcément des heures entières. Parfois seulement quinze minutes par-ci, vingt minutes par-là. Individuellement, elles paraissent insignifiantes.

Additionnées sur une semaine, elles deviennent considérables.

2️⃣ La deuxième, c’est que nous surestimons énormément le temps nécessaire à certaines tâches.

Et c’est là que ça devient intéressant.

Une candidate était persuadée qu’il lui fallait plus d’une heure pour lire et ficher un chapitre.

Chronomètre en main : 45 minutes.

Même constat pour les bulletins.

Même constat pour certaines tâches administratives.

Même constat pour les révisions.

👉 Nous passons parfois davantage de temps à redouter une tâche qu’à la réaliser.

C’est un peu comme si nous payions deux fois.

  • Une première fois en inquiétude.
  • Une deuxième fois en effort.

Alors que souvent, l’effort réel est beaucoup plus faible que celui que notre imagination avait prévu. Et c’est précisément pour cela que le plus difficile n’est pas de travailler.

Le plus difficile, c’est de commencer. Parce que tant qu’une tâche reste dans notre tête, elle grossit.

Elle devient floue.

Impressionnante.

Presque menaçante.

Le chronomètre, lui, est impitoyable. Il remplace les impressions par des faits. Et les faits sont souvent beaucoup plus rassurants.


✨ À retenir

👉 Ton cerveau oublie progressivement l’intensité des périodes difficiles. C’est pour cela que chaque fin d’année te paraît exceptionnelle.

👉 Nous avons tendance à surestimer le temps nécessaire à une tâche avant de l’avoir commencée.

👉 Si tu veux gagner du temps, ne commence pas par t’organiser. Commence par mesurer.

👉 Ce qui est chronométré cesse d’être flou. Et souvent, ce qui cesse d’être flou devient beaucoup plus facile à affronter.

Bon. Je te laisse. J'ai un webinaire* à préparer 😉😉😉

Marie

*dernière chance pour y participer.

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

Read more from 🧑‍🎓 Marie MOTARD
défi brutal

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu : « Il faut que je m’organise. » Mais derrière… rien. Même avec les meilleures intentions du monde, le passage à l’action reste laborieux tant qu’on n’a pas identifié précisément quel sera notre tout premier petit pas 👣 La semaine dernière, j’ai réalisé 13 bilans agrégation. 100 % des entretiens ont abouti à la même conclusion : il était grand temps de construire un vrai planning… pas une simple to-do list. (D’ailleurs, bravo à celles et...

Conseils pratiques pour les oraux du concours

Alors que je suis dans mes valises pour Dijon 🧳, je pense à mes coaché.e.s qui sont aussi dans les derniers préparatifs pour les oraux de l'agreg externe. C'est ma deuxième année en tant que jury au CAPES d'anglais. Cette expérience est aussi enrichissante qu'épuisante 😅. Mais une des raisons pour lesquelles j'ai accepté cette mission, c'est pour avoir ce double regard. J'observe les candidats pour trouver les points communs d'une bonne prestation. Et, j'observe aussi ma posture en tant que...

s'unir pour réussir l'agrégation

Tout le monde connaît l’adage : “Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin.” Et pourtant, cette phrase m’a toujours dérangée. Parce qu’elle nous pousse à penser en noir et blanc. Comme s’il fallait forcément choisir entre le collectif et la solitude. Entre le travail d’équipe et le fait de faire cavalier seul 🐎. Pendant longtemps, j’ai sincèrement cru que je n’étais pas faite pour travailler avec les autres 😢. Pour tout te dire, c’est même l’une des raisons qui m’a poussée à quitter...