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Quand j’entends le mot friction, il y a trois choses qui me viennent immédiatement à l’esprit. 1️⃣ La première, ce sont les stylos Frixion. Tu sais, ces stylos effaçables que l’on déconseille systématiquement pour les copies de concours parce qu’il paraît que la chaleur du scanner pourrait faire disparaître l’encre. Je n’ai jamais pris le temps de vérifier si cette histoire était scientifiquement fondée ou si elle relevait de la légende urbaine, mais une chose est sûre : je n’ai absolument aucune envie que tu tentes l’expérience le jour des écrits. Dans le doute… Bic. 😂 En revanche, je n’ai toujours aucun retour concernant les stylos Legami (so cute 😍). Si quelqu’un a déjà servi de cobaye, manifeste-toi ! 🤣 2️⃣ La deuxième chose à laquelle je pense quand j’entends le mot friction est beaucoup moins académique. Dans quelques jours, je vais passer trois semaines avec ma belle-mère. Je te laisse compléter la métaphore. 😂 Bon… je plaisante. Enfin, pas complètement. Disons que c’est le prix à payer pour être certaine que mes enfants seront entre de bonnes mains pendant que j’animerai Vacances Studieuses. Mais aujourd’hui, ce n’est pas de cette friction-là dont j’ai envie de te parler. Je voudrais te parler d’un concept marketing que je trouve fascinant et qui, mine de rien, peut complètement changer ta façon de travailler cet été 👀 3️⃣ En marketing comportemental, une friction désigne tout ce qui complique inutilement le passage à l’action. C’est ce petit effort supplémentaire qui paraît insignifiant lorsqu’on le regarde isolément, mais qui finit par décourager, ralentir ou faire abandonner. Prenons un exemple tout bête. Depuis que ma carte bancaire est enregistrée sur mon téléphone, je paie beaucoup plus facilement. Il me suffit d’approcher mon téléphone du terminal et c’est réglé. À l’inverse, lorsque je dois sortir mon portefeuille, fouiller entre la carte Vitale, le carnet de timbres (oui, j’ai encore un carnet de timbres…), les cartes de fidélité que je n’utilise jamais et tous les papiers qui s’y entassent, bizarrement, j’ai un peu plus le temps de réfléchir avant de dépenser. Le montant est le même. L’achat est le même. Mais le niveau de friction, lui, ne l’est pas. C’est précisément pour cette raison que toutes les applications cherchent aujourd’hui à rendre le paiement le plus frictionless possible. Moins il y a d’étapes, plus le passage à l’action est facile. On retrouve exactement la même logique dans les entreprises lorsqu’elles cherchent à améliorer leur workflow. Elles passent leur temps à traquer les points de friction : un logiciel trop lent, une validation inutile, un document introuvable, une procédure compliquée… Pris séparément, ces petits irritants semblent anecdotiques. Mis bout à bout, ils représentent pourtant des centaines d’heures perdues chaque année. Et c’est là que je me suis dit… 👉 Mais c’est exactement ce que je fais avec mes coachés ! Quand quelqu’un ne respecte pas son planning, je pars du principe que ce n’est pas par manque de volonté. Ça, c’est l’explication facile. Je préfère chercher où ça coince.
Très souvent, le problème n’est pas la motivation. Le problème, c’est la friction.
Bref. Le cerveau adore ce qui est simple. Et il fuit tout ce qui lui demande un effort de décision. C’est pour cette raison que je voudrais te donner un conseil avant de préparer ta valise 🧳. 👉 N’emporte que ce que tu es certain de travailler. Je sais exactement ce que tu es en train de te dire.
C’est précisément ce fameux “au cas où” qui crée de la friction. Parce qu’à chaque séance de travail, tu devras recommencer le même débat intérieur. “Je fais quoi aujourd’hui ?” “Le thème ? La version ? Les rapports du jury ? Ce manuel que je n’ai jamais ouvert ?” Tu perds cinq minutes. Puis dix. Et parfois… tu refermes le sac sans avoir rien fait. 💡 À l’inverse, si tu décides avant de partir : cette semaine, je travaille uniquement ce thème (ou uniquement la comparée, ou uniquement les versions selon ta discipline), il n’y a plus rien à arbitrer. Tu ouvres ton document. Et tu t’y mets. Je repense souvent à Morgane, une de mes coachées devenue lauréate de l’agrégation de lettres modernes cette année. Elle ne voulait surtout pas sacrifier ses vacances en famille. Pendant trois semaines de camping, elle n’avait donc emporté qu’une seule chose : la comparée. Pas quatre manuels. Pas une bibliothèque ambulante. Juste les 3 oeuvres de comparée…enfin pour être totalement transparente, je crois qu’il ne lui en restait plus que 2 à lire 🤯 à ce stade. Elle avait supprimé toute friction. Et finalement, je crois que c’est une assez bonne définition de l’organisation. 💡À retenir On pense souvent qu’être organisé.e consiste à prévoir davantage. Moi, je crois exactement l’inverse. Être organisé.e, c’est enlever tout ce qui complique inutilement le passage à l’action. Parce qu’au fond, la meilleure méthode de travail n’est pas celle qui est la plus sophistiquée. C’est celle qui est tellement simple… qu’il devient difficile de ne pas s’y mettre. Sur ce, je vais préparer ma propre valise. Et je vais essayer de résister à l’envie d’ajouter un 🎙️micro supplémentaire* “au cas où” 😅 Marie *Parce que oui, j’ai l’intention d’enregistrer une nouvelle série d’épisodes de podcast cet été. En plus de remettre à jour ma formation EPC, accompagner ma cohorte Vacances Studieuses, préparer quelques nouveaux cours pour mes BUT et peut-être créer une formation sur l’utilisation de l’IA pour l’agreg. Mais j’avoue je n’ai pas encore fait d’arbitrage réaliste alors la priorité sera donnée aux Vacances Studieuses et la MàJ de l’EPC avec les nouveaux programmes du cycle terminal. |
Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.
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Trois tentatives. C’est ce qu’il aura fallu à Lucie pour décrocher l’agrégation. Mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas qu’elle ait persévéré. C’est ce qu’elle a décidé de faire… après avoir échoué de seulement 0,80 point. Parce que, soyons honnêtes. Quand on échoue d’aussi peu, notre premier réflexe est souvent de se dire : « Il faut que je travaille PLUS. » Plus de livres.Plus d’articles.Plus de fiches.Plus de citations. Lucie a fait exactement l’inverse. Et c’est probablement ce qui...