[Série estivale - Ép 6] : Dans les pas de Géraldine


Il y a quelques jours, j’ai discuté avec Géraldine.

En l’écoutant raconter son parcours, je me suis rendu compte d’une chose : avant chaque avancée importante, il y avait eu une déception.

Premier essai. Pas admissible.

L’année suivante, elle décroche l’admissibilité… mais échoue aux oraux.

Un an plus tard, elle n’est même pas admissible à l’interne.

Ça donne envie de tout envoyer valser.

Et pourtant… aujourd’hui, Géraldine est agrégée. ❤️

Le plus étonnant dans son histoire, c'est que la plus grosse déception de son parcours s’est révélée être… la meilleure chose qui pouvait lui arriver.

Je vous la fais courte.

Comme beaucoup d’enseignants en poste, Géraldine préparait en priorité l’agrégation interne.

Elle était persuadée que c’était son concours.

Quand les résultats sont tombés, Géraldine s’est autorisé une semaine.

Une semaine pour pleurer.

Pour trouver ça injuste.

Pour douter.

Au bout de cette semaine, elle s’est promis une chose.

“Maintenant, c’est terminé. Je repars.” Et elle a mis le cap sur l'externe.

J’ai adoré cette façon de faire.

👉 On ne peut pas empêcher la déception. En revanche, on peut décider combien de temps on lui laisse les commandes.

D’ailleurs, c’est exactement ce que je conseille aux candidats que j’accompagne. Se donner une date de fin. Trois jours. Une semaine. Peu importe.

Pendant ce laps de temps, tu as le droit d’être en colère, de pleurer, de trouver ça profondément injuste.

Mais une fois cette date passée… on repart.

Parce qu’à force de ruminer ce qu’on ne peut plus changer, on finit par sacrifier ce qu’on peut encore réussir.

C’est à ce moment-là que Géraldine s’est rappelé une intuition qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs mois.

Lors de sa première tentative, elle avait également passé les oraux de l’externe.

Et, contre toute attente… elle s’y était sentie beaucoup plus à sa place.

Plus de temps de préparation.

Davantage de notes, donc davantage de droit à l’erreur.

Un format qui lui correspondait mieux.

Alors, elle a pris une décision que je trouve brillante.

Au lieu de considérer son échec à l’interne comme une fin, elle a décidé d’en faire… une opportunité.

Elle s’est raconté une nouvelle histoire.

“Si je ne suis pas admissible, c’est peut-être parce que je suis censée réussir l’externe.”

Est-ce que c’était vrai ?

Elle n’en savait rien.

Mais cette pensée lui donnait suffisamment d’énergie pour repartir.

Et parfois, c’est tout ce dont on a besoin.

Évidemment, Géraldine partage aussi beaucoup de conseils très concrets.

Elle explique comment le syndrome de l’imposteur l’a accompagnée pendant une bonne partie de sa préparation.

Pourquoi la fameuse “copie B” lui a permis d’arrêter de courir après la perfection.

À quel point son groupe de travail a été déterminant pour tenir jusqu’au bout.

Et surtout, elle revient sur LA chose qu’elle referait différemment si c’était à refaire.

Prendre davantage soin d’elle.

La première année, elle avait quasiment arrêté le sport.

Elle culpabilisait dès qu’elle prenait une pause.

Elle voulait rentabiliser chaque minute.

Avant les écrits de l’externe, elle a fait exactement l’inverse.

Elle est partie une semaine entière à la montagne.

Sans travailler.

Résultat ?

Ses meilleurs écrits des deux années. 😍

Comme quoi…

Parfois, la meilleure façon de préparer un concours consiste à fermer ses classeurs.

Je te laisse découvrir notre conversation.

Je suis sûre que tu y trouveras, toi aussi, de quoi repartir avec un peu plus de confiance. ❤️

bonne semaine,

Marie

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

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