Voici, les deux phrases à bannir de son vocabulaire pour réussir l’agrégation:
"Je ne sais pas." et "Je ne comprend pas."
🤯 L’illustration par l’exemple
Ça fait 3 mois que je me lève à 6h30 au lieu de 5h30 .
Pourtant, mon réveil sonne bien à 5h30 mais je n’arrive pas à me lever 😴. Et, tous les matins de ces trois derniers mois je me suis dit la phrase:
“Je ne comprends vraiment pas pourquoi je n’arrive plus à me lever à 5h30”
... et je l'ai cru! (👀 ce dernier petit bout de phrase est très important pour la suite de la démonstration)
Pour autant, j’ai essayé d’y réfléchir mais je n’arrivais qu’à des explications farfelues comme:
Pourtant je n’ai vieilli que de quelques mois
Pourtant, dans la journée j’avais l’impression d’avoir plus d’énergie qu’en janvier
Comme si le "ça" était hors de ma sphère de contrôle.
Limite, je commençais à regretter de m’être coachée pour lâcher prise et être un peu plus détendue 🤣
Ou alors, je ne trouvais que des arguments qui renforçaient l’idée que ce n’était pas logique comme:
📝En résumé, je n’arrivais qu’à des explications où j’étais à moitié convaincue, voire pas du tout.
Elles venaient toutes confirmer l’hypothèse que je tournais en rond et que je n’arrivais pas à une explication raisonnable sur la raison pour laquelle je n’arrivais plus à me lever à 5h30.
🧬 La théorie
C’est ce qu’on appelle, en science cognitive, un biais de confirmation.
Définition: Le biais de confirmation est une tendance, souvent inconsciente, à être trop favorable envers les informations qui confirment une hypothèse et ce, au détriment de celles qui la contredisent.
“Lorsque je me renseigne sur un sujet, je favorise les informations qui appuient mon hypothèse et j’ignore les informations qui la contredisent.”
Source: Brisson, J. (2020). Biais de confirmation. Dans C. Gratton, E. Gagnon-St-Pierre, & E. Muszynski (Eds). Raccourcis : Guide pratique des biais cognitifs Vol. 1.
🏋️ La pratique
Quand on part de l’hypothèse que “ 𝓨 est vrai”, notre cerveau va tout faire pour prouver que c’est le cas.
Donc, quand on part de l’acception: “je ne sais pas” ou “je ne comprends pas” on va généralement réussir à se prouver à soi même qu’il n’existe pas d’explication.
N’oublions pas que le cerveau 🧠 est une machine à calculer et qu’il continue ses calculs même quand on dort.
👉👉👉 L’idéal est d’apprendre à se poser les bonnes questions. Mais comme cela demande de la pratique, je vous propose de commencer par éliminer les mauvaises 🤔.
A chaque fois que vous vous entendez penser 💭 “je ne sais pas” ou 💭 “je ne comprends pas” appuyez sur PAUSE ⏸️ et prenez un moment pour reformuler.
💡Astuce
Voici une suggestion de reformulation:
Pour court circuiter votre cerveau, vous pouvez tout simplement remplacer par “Et si je savais pourquoi, qu’est ce que ça pourrait être?”
Rien que cette petite phrase crée de nouvelles perspectives car elle émet l'hypothèse de l’existence d’une alternative. C’est comme si elle créait l’espace pour qu’une autre réponse soit possible.
Pour finir, après avoir réalisé que j’étais tombée dans le panneau ⚠️ du “je ne comprends pas” (qui est pourtant un outil de base en coaching mais que j’avais oublié 🤦), j’ai enfin trouvé la réponse.
🤖SPOILER ALERT🤖
Ne soyez pas surpris si la chute est d’une banalité et d’une simplicité qui me fait rougir de honte
→ C’est juste parce que j'ai pris l'habitude de m’endormir 1h plus tard.
Ça me parait tellement logique maintenant que je le sais. Mais quand on cherche une explication compliquée, on passe à côté des réponses les plus simples…. y compris pendant les concours!!
Bonne semaine,
Marie
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