❌ Ne confonds pas intelligence et efficacité


J’ai mal pour toi quand tu me dis : « Je suis un élève médiocre qui ne réfléchit pas vite. »

Tu as obtenu le CAPES du premier coup, en candidat libre.

Tu as décroché un 14 à une épreuve de l’agreg.

Mais quand tu me racontes ton parcours, c’est encore l’élève médiocre que tu vois.

J’ai reçu le mail d’un candidat qui se décrit comme ça.

Un long mail, précis, réfléchi. Il y raconte ses tentatives, les heures à travailler, les dissertations apprises par cœur. Et cette difficulté qui persiste quand il faut construire son propre raisonnement devant un sujet.

À force de bloquer, il finit par douter de lui-même.

Peut-être que tu te reconnais là-dedans.

Il me dit aussi, en substance : « Tes conseils, je les comprends. Mais entre savoir ce qu’il faudrait faire et réussir à le faire au quotidien, avec mon histoire et mes habitudes… il y a un écart. »

Et sur ce point, il a raison.

Parce que je comprends qu’à force d’entendre parler de méthode et d’organisation, on puisse finir par entendre : « Si tu n’y arrives pas, c’est que tu n’es pas fait pour ça. »

Ce serait un raccourci assez violent.

On ne prépare pas tous ce concours avec les mêmes acquis, la même aisance à l’écrit, le même sentiment de légitimité. Ni avec les mêmes heures disponibles. Une bonne organisation ne fait pas disparaître tout ça.

Mais le jugement qu’il porte sur lui-même mérite, lui aussi, d’être interrogé.

👉 À quel moment passe-t-on de « je bloque sur cet exercice » à « je ne suis pas assez intelligent pour l’agreg » ?

Entre les deux, il manque quelques questions.

Tu bosses beaucoup. Mais pendant tes séances de travail, quelle compétence es-tu en train d’entraîner ?

Ce qui est fou, c’est que les compétences, tu connais ça par cœur. C’est comme ça que tu évalues tes élèves.

Tu sais bien qu’un élève peut connaître son cours et être incapable de l’utiliser dans un exercice.

Alors pourquoi, quand tu prépares l’agreg, reviens-tu à la méthode archaïque « je relis, je fiche, j’apprends par cœur » ? 🤷‍♀️

Tu demandes à tes élèves de s’entraîner. Et toi, tu attends d’en savoir assez pour commencer.

Quand tu apprends une dissertation entière, tu travailles la mémorisation de ce raisonnement. Mais est-ce que ça t’aide à en construire un ?

Quand tu passes des heures à approfondir un point du programme, tu enrichis tes connaissances. Mais à quel moment t’entraînes-tu à choisir celles qui vont servir ton argument ?

Tu accumules du savoir. Tu y consacres du temps, de l’énergie.

Et le jour où tu bloques devant un sujet, tu te dis que tu n’es pas assez intelligent.

Alors que la compétence dont tu as besoin, tu lui as peut-être laissé bien peu de place dans tes révisions.

Je dis « peut-être ». Je ne vais pas expliquer le parcours de quelqu’un en trois paragraphes de newsletter.

En revanche, avant de rendre un verdict sur ton intelligence, ça vaut le coup de regarder tes séances de travail .

🔎 La place qu’y prend la production.
🔎 Ce que tu repousses en attendant d’en savoir davantage.
🔎 Ce que tu prévois le dimanche soir et qui devient impossible à caser dès le mardi.

Parce que s’organiser pour réviser, ça va bien au-delà de remplir des cases dans un agenda.

Il faut choisir à quoi consacrer ton temps, et trouver comment faire exister ce travail dans tes vraies semaines. Celles où tu as cours, où tu es fatigué.e, où le créneau idéal se fait attendre.

C’est pour ça que je propose une formation sur l’organisation des révisions et l’efficacité du travail. Pour t’aider à construire une préparation que tu peux mettre en œuvre, au quotidien.

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Tu n’as pas besoin de transformer chaque difficulté en jugement sur ta personne.

Un raisonnement qui coince, c’est déjà quelque chose à travailler.

Inutile d’y ajouter tout ton procès.

C'était mon coup de gueule pour aujourd'hui, parce que cette semaine, j'ai reçu en séance bilan beaucoup de candidats qui doutent de leur légitimité. Et j'ai envie de t'aider à dépasser ça, si c'est ton cas.

à samedi,

Marie

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

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