Deux rentrées. Un seul cerveau.


Lundi 31 août. Ça fait trois jours que les valises de l'été traînent, à moitié défaites, au milieu du couloir.

Normalement, ça m'aurait rendue folle.

D'habitude, je déteste ce truc-là — alors, comme ça m'énerve, je le fais mal. Je jette tout dans la machine, je bourre les habits en vrac dans les placards, je referme les portes, et hop : bonne conscience. En apparence, tout est rangé. À l'intérieur, c'est Tchernobyl.

(Oui, oui, au cas où tu en douterais, il y a une bonne et une mauvaise façon de faire les choses et ça s'applique à tout, y compris la manière de défaire ses valises ... ça s'appelle être control freak 😂.)

Bref.

Sauf que cette année, j'ai fait un truc que je ne fais jamais 😲

J'ai pris mon temps.

👉 Résultat : je ne me suis pas énervée contre les valises. Ni contre moi-même. Je suis même restée à peu près civilisée avec toute la famille (performance rare, tu peux demander confirmation à mon mari). J'en ai profité pour trier les habits trop petits des enfants — un vrai tri, pas un tri de façade — au lieu de tout re-planquer dans un placard pour ne plus y penser.

En fait, j'ai découvert que c'était possible de faire les choses bien, sans souffrir, juste en étant un peu plus patiente et beaucoup plus tolérante avec moi-même.

Avec le recul de ces trois jours, je me suis rendu compte d'un truc plus large : cette rentrée, je la vis bien. Pour la première fois depuis longtemps.

Pas parce que les circonstances sont différentes. J'ai autant de tâches dans ma to-do list, autant de coaching à relancer, autant d'enfants à qui je dois encore acheter des baskets à la bonne pointure.

Non. C'est mon mindset qui a changé.

Le rapport avec l'agreg?

Cette semaine, tu vis probablement, toi aussi, deux rentrées en même temps. Celle de ta classe (ou de ton année scolaire). Et celle de tes révisions, qui redémarrent au même moment.

Deux rentrées. Un seul cerveau.

La minute théorique 💡

Les chercheurs en psychologie cognitive ont un nom pour ce qu'on ressent quand on essaie de faire les deux en même temps : le coût de changement de contexte. Chaque fois que ton cerveau bascule d'une tâche à une autre — de la préparation d'un cours à une fiche de grammaire, par exemple — il ne repart pas de zéro instantanément. Il traîne un petit résidu de la tâche précédente. Et ce résidu, ça se paie en concentration.

C'est exactement ce qui se passe quand je bourre mes valises en panique : je ne fais rien à fond, je fais tout en même temps, mal, vite. Et à la fin, rien n'est vraiment réglé — juste caché.

Alors que quand je prends le temps de finir une chose avant de passer à l'autre, mon cerveau, lui, n'a rien à traîner derrière lui. Il est déjà passé à autre chose.

Autrement dit : si tu as l'impression de n'être efficace nulle part cette semaine, c'est parce que tu essaies de faire tout EN MÊME TEMPS au lieu de les faire SUCCESSIVEMENT.

Alors, qu'est-ce qu'on fait avec ça ?

On arrête d'essayer de jouer les "superwoman" (ou "superman").

On laisse tout en plan ... temporairement.

On supporte le chaos à court terme pour construire de la zénitude à moyen et looooooong terme.

C'est exactement la stratégie adoptée par une des 55 candidats que j'ai suivis cet été. Certifiée depuis trois ans, elle reprenait ses classes au collège cette semaine, en même temps que sa deuxième tentative à l'agreg interne. Plutôt que de tout caler dès lundi, elle s'est donné une semaine entière pour poser le cadre avec ses élèves. Rien d'autre.

Elle n'a pas fait moins. Elle a juste défait sa valise 🧳 dans le bon ordre.

Alors, si toi aussi tu sens que tout s'entasse en même temps dans le couloir — au sens propre ou au figuré — retiens ça : le but n'est pas de tout déballer d'un coup. C'est de savoir ce que tu sors du sac en premier, et ce qui peut attendre encore un peu, à moitié fermé, sans que rien ne s'effondre.

Mine de rien, c'est peut-être ça, la vraie compétence qu'on développe en préparant un concours. Pas les tonnes de connaissances qu'on oublie aussi vite qu'on les a apprises.

Le tri. Et la patience de le faire dans l'ordre.

Bonne semaine et surtout ... prends ton temps.

Marie

PS: Mes coachés ont tellement bien bossé cet été que la plupart sont complètement autonomes ce qui me laisse suffisamment de temps libre ( et surtout d'espace mental) pour ouvrir une nouvelle session de coaching, YAY. J'étais tellement désolée de devoir refuser mon aide à tous ceux qui m'ont contactée cet été. Les vacances studieuses étaient sold-out.
Les inscriptions sont officiellement ouvertes pour la prochaine session (Sept-Oct-Nov). Dernière chance pour bénéficier de mes conseils pour l'agreg 2027.

🧑‍🎓 Marie MOTARD

Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.

Read more from 🧑‍🎓 Marie MOTARD
Aurélie, lauréate de l'agrégation de mathématiques

Quand Aurélie a commencé à préparer l’agrégation de maths, elle n’avait même pas encore le droit de la passer. Elle aurait donc très bien pu attendre tranquillement d’être éligible avant de s’y mettre. Mais elle a choisi une autre stratégie. Elle a commencé doucement. 5 à 8 heures par semaine. ❌ Pas de travail pendant les petites vacances. ❌ Pas de planning militaire affiché sur le frigo. ❌ Pas de vie sociale sacrifiée sur l’autel de l’agrégation. Elle apprenait. Et surtout, elle prenait du...

A person with head in hands next to a laptop

Je ne comprends pas. Dans ma dernière newsletter, j’ai fait un appel à copies et je n’en ai reçu qu’UNE. Une seule copie alors que ma newsletter "Samedynamise" compte plus de 1500 abonnés ??? Je ne vois qu’une seule explication possible. Enfin… peut-être deux. 😅 Soit ma demande n’était pas suffisamment claire. Soit tu as pensé que je ne cherchais que des « BONNES » copies. Tu sais, celles avec une note à deux chiffres, une appréciation élogieuse et, si possible, une petite auréole de lauréat...

Steph & Marie : interview

Je crois que c’est la première fois que je publie dans cette série le témoignage de quelqu’un qui n’a PAS eu l’agrégation. Et j’y tenais. Parce qu’à force d’interviewer des lauréates, des admissibles devenues admises, des « je l’ai eue du premier coup » ou des « j’ai échoué trois fois mais la quatrième était la bonne », je pourrais finir par donner une vision un peu biaisée de l’histoire. Comme si une préparation à l’agrégation n’avait que deux issues possibles : Tu l’as = réussite. 🏆Tu ne...