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Comme tous les jours, j’ai demandé à une étudiante de poser son sac par terre au lieu de s’en servir comme support pour son téléphone. Car non, ce n’est pas une manière particulièrement discrète de checker ses notifications sans que je m’en rende compte. Les étudiants sont clairement pires que les lycéens en ce qui concerne l’utilisation des portables en cours. Sous prétexte qu’ils sont « adultes », ils estiment qu’ils sont libres de consulter leurs notifications, répondre à leurs potes ou scroller distraitement pendant que je fais mon cours. Avant, quand je demandais de ranger les téléphones, ils faisaient semblant de le faire. Le geste était là...La bonne volonté, beaucoup moins. Le téléphone disparaissait… pour réapparaître cinq minutes plus tard. Mais plus on avance dans l’année scolaire, moins ils se sentent concernés. Ils ne voient pas le problème. Hier encore, une étudiante m’a dit très sérieusement : « Mais là, on fait rien. » Ou bien : « Ça, je connais déjà. » Sous entendu : ce que tu dis n’a pas assez de valeur pour rivaliser avec Instagram. Il y a plusieurs façons de réagir à ça. Je peux me dire : — « C’est du foutage de gueule total. » — « Plus aucun respect pour les profs. » — « Elle me prend vraiment pour une truffe. » 👉 Option 1 : je suis outrée et probablement frustrée d'avoir l'impression de travailler pour rien. L’alternative serait d’admettre l’évidence : — « Ils sont majeurs. » — « Ils ont le droit de faire ce qui leur plaît. » — « Même si cela compromet leurs chances de réussite. » 👉 Option 2 : je neutralise. Je prends de la distance. Je fais le tri entre ce qui dépend de moi… et ce qui ne dépend pas de moi. Mais je peux aussi aller un cran plus loin et choisir de penser : — « La pauvre, elle est tellement accro à son téléphone qu’elle préfère passer pour une mauvaise élève plutôt que de le lâcher. » — « Son cerveau, dopé aux notifications, est en pilote automatique. » — « C’est peut-être aussi à moi de repenser mes mises en activité si je veux les aider à résister. » 👉 Option 3 : la compassion. Dans l’option 1, je me pose en victime. Ce sont les étudiants qui me manquent de respect. ➡️ Je perds mon agentivité. Résultat ? Je me mets toute seule dans un état de frustration, voire d’énervement chronique. Dans l’option 2, je neutralise. Je sépare les faits de l’interprétation. Je reconnais que je ne peux pas forcer quelqu’un à réussir. ➡️ Chacun prend sa part de responsabilité. Point. Je ne suis plus dans l’envie de gifler mon élève ni de lui balancer son téléphone à la figure. Elle ne se rend même pas compte qu’elle s’auto-sabote. Limite, j’ai envie d’enfiler ma cape de super-héros pour la sauver des méchants GAFAM. ➡️ Je suis dans l’empathie. Et là, tu te demandes peut-être : 👉 Mais quel est le rapport avec l’agrégation ? En réalité, je suis en train de te parler d’une chose ESSENTIELLE pour tenir la distance. 💡 La Minute théorique Le concept de "l’histoire qu'on se raconte" repose sur le fait que ma réalité n’est pas uniquement faite de faits objectifs. Elle est façonnée par l’interprétation que j'en fais. Et cette histoire intérieure détermine directement comment je me sens. Or, mes émotions sont mon carburant ⛽. il va falloir apprendre à rediriger consciemment tes pensées. Bien souvent, on ne s’aperçoit même pas qu’il existe plusieurs scénarios possibles. On est aspiré par la spirale de la négativité. On confond un fait avec une vérité absolue. ➡️ Pour en sortir, il faut parfois l’intervention d’un ami, d’un coach…ou de ton esprit critique, celui qui te prend gentiment la main dans le sac 🫣. 👉 Les faits sont neutres. 👉 Ce qui te fait souffrir, c’est l’histoire que tu ajoutes par-dessus. 👉 Tu as toujours le pouvoir de choisir une interprétation qui te redonne de l’agentivité. La prochaine fois que tu te sens découragé.e dans ta préparation : Pose-toi une seule question. Quelle est l’histoire que je suis en train de me raconter… et est-ce vraiment la plus utile pour moi ? bonne semaine, Marie |
Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.
Lundi 31 août. Ça fait trois jours que les valises de l'été traînent, à moitié défaites, au milieu du couloir. Normalement, ça m'aurait rendue folle. D'habitude, je déteste ce truc-là — alors, comme ça m'énerve, je le fais mal. Je jette tout dans la machine, je bourre les habits en vrac dans les placards, je referme les portes, et hop : bonne conscience. En apparence, tout est rangé. À l'intérieur, c'est Tchernobyl. (Oui, oui, au cas où tu en douterais, il y a une bonne et une mauvaise façon...
Quand Aurélie a commencé à préparer l’agrégation de maths, elle n’avait même pas encore le droit de la passer. Elle aurait donc très bien pu attendre tranquillement d’être éligible avant de s’y mettre. Mais elle a choisi une autre stratégie. Elle a commencé doucement. 5 à 8 heures par semaine. ❌ Pas de travail pendant les petites vacances. ❌ Pas de planning militaire affiché sur le frigo. ❌ Pas de vie sociale sacrifiée sur l’autel de l’agrégation. Elle apprenait. Et surtout, elle prenait du...
Je ne comprends pas. Dans ma dernière newsletter, j’ai fait un appel à copies et je n’en ai reçu qu’UNE. Une seule copie alors que ma newsletter "Samedynamise" compte plus de 1500 abonnés ??? Je ne vois qu’une seule explication possible. Enfin… peut-être deux. 😅 Soit ma demande n’était pas suffisamment claire. Soit tu as pensé que je ne cherchais que des « BONNES » copies. Tu sais, celles avec une note à deux chiffres, une appréciation élogieuse et, si possible, une petite auréole de lauréat...