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Aujourd’hui j’avais envie de te parler du conatus de Spinoza. Sujet passionnant, certes … mais si on parlait plutôt d’un truc qui t’intéresse toi 🫵 Que tu sois dans ce que j’appelle “l’entre deux tours” (à savoir la période entre les écrits et les oraux) ou dans la dernière ligne droite avant les écrits de l’externe, cette newsletter est faite pour toi. Je n’en reviens pas de l’ingéniosité des candidats que j’accompagne quand il s’agit de penser efficacement leurs révisions. Vraiment. Mais je n’ai jamais pris le temps de les répertorier. Donc c’est mon challenge du jour : mettre à plat ce qui fonctionne. Petit rappel👇. Il faut distinguer la phase d’apprentissage de la phase de révisions. La phase d’apprentissage comprend la découverte du programme – lecture des œuvres, suivi des cours, premières prises de notes. La phase de révisions, elle, commence quand tu as déjà une vision d’ensemble et que tu dois t’approprier les contenus pour les rendre mobilisables. Ce n’est plus accumuler. C’est structurer, consolider, articuler. Et c’est souvent là que ça coince. À ce stade, beaucoup de candidats ont un double nœud 😵💫 au cerveau : comment ingurgiter une montagne de connaissances tout en ayant l’impression que, dès qu’on change de sujet, on oublie ce qu’on vient d’apprendre ? Autrement dit, comment gérer à la fois la profondeur et la largeur ? Règle d’or 🥇 : pour trouver une solution, il faut TOUJOURS séparer les problèmes. Ici, on s’attaque à deux difficultés distinctes. Difficulté n°1 : l’ampleur des connaissances (la profondeur). Difficulté n°2 : l’étendue du programme (la largeur). En posant le problème ainsi, on comprend qu’il y a en réalité deux curseurs à régler : le niveau de détail et le roulement entre les disciplines. Tant qu’on ne distingue pas les deux, on a l’impression que tout est confus, massif, insurmontable. En réalité, on peut agir sur chacun séparément. Le piège le plus fréquent, c’est de pousser beaucoup trop loin le niveau de détail. Si on s’écoute – et si on écoute certains enseignants qui veulent sincèrement notre bien mais n’ont pas toujours une vision stratégique de l’ensemble de la préparation – on creuse, on creuse, on creuse. Le perfectionnisme prend le dessus. On se compare en permanence à un candidat idéal (qui, soit dit en passant, n’existe pas) et on a l’impression que ce n’est jamais assez. À force d’aller toujours plus profond, on finit par négliger la largeur… et donc par faire des impasses. Et ça, c’est exactement ce qu’on veut éviter. Retour d'expérience Cette semaine, j’ai discuté avec A. de sa façon de réviser. Comme ce n’est pas sa première tentative, elle connaît très bien les pièges. Sa méthode est simple, mais redoutablement efficace. Pour garantir un rendu homogène, elle a organisé une rotation stricte. Elle se fixe des plages d’1h ou 1h30 sur un thème et elle s’y tient. Même si elle n’a pas terminé. Et c’est là que réside la vraie difficulté : accepter de rester sur un sentiment d’inachevé. Notre cerveau adore la sensation de clôture, le petit shoot de satisfaction du “c’est fini”. La rotation va à l’encontre de ce réflexe. Elle impose de quitter un sujet alors qu’on pourrait continuer. Mais c’est précisément ce qui permet de maintenir un contact régulier avec l’ensemble du programme. Comme en bourse, on lisse le risque : on évite de tout investir au même endroit. On répartit l’attention, on sécurise la largeur tout en avançant progressivement en profondeur. ⚠️ Attention : ça ne fonctionne que si on s’y tient. Cette technique n’a de sens que sur la durée. Une journée ne suffit pas pour en mesurer les effets. Il faut l’appliquer sur une semaine entière, voire davantage. Comme toujours, c’est la régularité qui crée le résultat. Si tu changes de stratégie tous les trois jours, tu n’obtiendras aucune donnée fiable sur ce qui marche pour toi. Pour arbitrer de manière objective, il faut avoir testé suffisamment longtemps. Ce qu’il faut retenir, c’est que la profondeur et la largeur sont deux problèmes différents. Les traiter séparément, c’est déjà reprendre le contrôle. Et accepter l’inconfort de l’inachevé, c’est souvent le prix à payer pour une préparation plus équilibrée et plus stratégique. Marie PS: Si tu veux quand même savoir pourquoi je voulais te parler du conatus de Spinoza, tu peux écouter cet excellent podcast. PPS: Avis aux anglicistes: Vous me l'avez demandé, je l'ai fait! J'ai enfin mis à disposition des nouveaux créneaux pour vous faire passer des khôlles d'EPC. Voici le lien pour s'inscrire: https://calendly.com/mariemotard/colle-epc et celui pour se préparer à l'épreuve https://mariemotard.com/formation-epc/ |
Ma devise préférée : "Le succès est inévitable" Dans cet état d'esprit, j'ai créé une méthodologie simple pour réussir l'agrégation sans sacrifier sa vie personnelle. Si j'ai réussi à obtenir l'agrégation d'anglais sans avoir fait d'études d'anglais, vous le pouvez aussi.
Il y a des candidats qui attendent “la bonne année”. L’année où les enfants seront plus grands.L’année où ils auront moins de copies.L’année où leur vie sera plus calme. Et puis il y a Morgane. Cette année-là, elle travaillait à 80 %, élevait ses enfants, devait gérer une séparation personnelle… et préparait l’agrégation interne de lettres modernes. Sur le papier, ce n’était clairement pas l’année idéale. Et pourtant… C’est cette année-là qu’elle a décroché le concours. ❤️ je regarde...
Non, je ne me lasse pas d'interviewer des lauréats. Chaque fois, je découvre une façon unique de décrocher l'agrégation. Et, je suis persuadée qu'il y a autant de chemins que de lauréats. Aujourd'hui, laisse-toi inspirer par Laurie. Laurie vient de décrocher l’agrégation externe d’arts plastiques. Elle est infirmière libérale.Elle est maman de trois enfants.Et elle a préparé le concours en travaillant quasiment à temps plein. Autrement dit, elle ne cochait pas vraiment les cases de la...
Trois ans de préparation. Deux échecs. Une stratégie totalement revue. Et finalement : l'agrégation externe d'espagnol obtenue avec 10 points d'avance sur la barre d'admission. Aurore vient de décrocher son agrégation après un parcours semé d'embûches, de doutes et de remises en question. Dans cet entretien complètement improvisé, elle partage les erreurs qui l'ont fait chuter, les méthodes qui l'ont sauvée et les choix stratégiques qui ont fait toute la différence. Regarder la vidéo NB: Par...